Fibromyalgie

"Je m’adresse à vous car vous êtes mon dernier espoir. Je souffre
de douleurs neuropathiques à cause d’une fibromyalgie et
je ne sais pas comment les autres font pour vivre, ou même
« survivre » ? J’ai 23 ans, et mes douleurs augmentent depuis
5 ans au moins. Je ne travaille plus depuis 36 mois (licenciement
pour inaptitude physique). Que faire, quand on a mal à en hurler,
à tomber par terre, parce que mes jambes ne me tiennent plus, à
ne plus pouvoir bouger au lit, tellement j’ai mal ? »
Oui, que faire quand, au fond de soi-même, on sait que
la médecine n’a rien à proposer, en dehors bien sûr de la
morphine qui fait perdre conscience et déshumanise ?"

Message d'une cliente

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Femme dans la douleur

Les douleurs de la fibromyalgie sont dites « neuropathiques », c’est-à-dire consécutives à un dysfonctionnement au niveau des nerfs sensitifs. Ces douleurs sont si fortes que notre corps est capable de nous torturer, jusqu’à nous donner envie de nous couper un membre (si c’est un membre qui nous fait mal) ou de nous suicider si ça ne suffit pas.

La douleur des autres fait peur, y compris au personnel médical. Alors le plus simple est de
la faire disparaître par des moyens qui suppriment la conscience du patient (anesthésiants), ce qui est une façon de priver de sa vie la personne douloureuse (je préfère le terme « douloureuse » à celui de « souffrante », qui re groupe tous les malades, y compris ceux qui n’ont pas mal).
Un autre moyen, qui est pire, est de nier cette douleur, en disant qu’elle est imaginaire, psychologique, (ou « psychosomatique », cela fait plus savant), faisant de la personne qui souffre… le coupable, un dérangé ou un égoïste qui affabule pour accaparer l’attention. Là aussi, en général, on essaye de l’assommer à coups de somnifères et d’antidépresseurs, soi-disant pour l’aider, en réalité pour s’en débarrasser. Et c’est là que, pour la personne douloureuse, s’ouvrent les portes de
l’enfer.