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Péri-conception et naturo-conception à Montauroux

L'art de préparer un bébé en bonne santé

La grossesse est un moment spécial dans la vie d'une femme. Une quantité importante d'évènements se passe durant cette période : bouleversement hormonal, perturbation psychologique, troubles divers. La naturopathie a les outils pour vous aider à vivre cette période le plus agréablement possible.

Quand on attend un enfant, on souhaite faire tout ce qui est notre pouvoir pour lui apporter une bonne santé et favoriser son développement. En cela il y a plusieurs paramètres à prendre en compte.

Les Carences vitaminiques

Pour assurer son développement optimal pendant la grossesse, le fœtus puise dans les réserves de sa mère. Celle-ci peut alors se retrouver carencée et ne plus réussir à apporter les nutriments dont son enfant a besoin.

La vitamine D

Selon une étude publiée dans American Journal of Epidemiology, une carence en vitamine D pendant la grossesse accroît les risques de troubles de l'apprentissage chez l'enfant.

La vitamine B9

Une carence en vitamine B9 pendant la grossesse a pour conséquence une anomalie de fermeture du tube neural. D’après les statistiques cela touche environ 1 grossesse sur 1000, en France et peut provoquer des malformations et retard de croissance.


L’iode

Une carence en iode peut entraîner des anomalies du développement psychomoteur du fœtus. Des études ont montré des déficits neuro-intellectuels, notamment une diminution du quotient intellectuel, faible (quelques points) mais significative chez les enfants dont la mère était carencée en iode.


L’acide gras DHA

Enfin, le DHA est un acide gras de la famille des oméga 3. C'est un constituant essentiel des membranes des cellules tout particulièrement de nos neurones. "Le DHA, (aussi appelée acide docosahexaénoïque) est nécessaire au bon développement du cerveau notamment chez le fœtus pendant la grossesse" explique Nicole Ciraru-Vigneron, gynécologue accoucheur. Une carence en DHA peut entrainer une diminution du développement psychomoteur de l’enfant.

La barrière hémato-encéphalique

La barrière hémato-encéphalique est une membrane qui sépare la circulation sanguine et le liquide céphalo-rachidien, soit le système nerveux central. Cette membrane protège le cerveau des agents pathogènes, des toxiques et des hormones circulant dans le sang.

Ainsi, ne nombreuses molécules médicamenteuses ne parviennent pas à passer la barrière hémato-céphalée comme la pénicilline, de nombreux médicaments de chimiothérapie, et la plupart des protéines. Cependant, des substances comme l’alcool, la caféine, et la nicotine peuvent passer cette barrière. Et certains médicaments, comme les antidépresseurs, sont conçus pour passer cette membrane.

« Les perturbations du rôle protecteur de la barrière hémato-encéphalique sont une complication de beaucoup de maladies neurodégénératives et de blessures du cerveau. Certaines maladies périphériques, comme le diabète, ou certaines inflammations, ont une action nuisible sur le fonctionnement de la barrière hémato-encéphalique. » Wikipédia.

Les agressions extérieurs de la barrière hémato-encéphalique

La nicotine

Fumer pendant la grossesse comporte un certain nombre de risques dont les conséquences peuvent être désastreuses. L’exposition quotidienne à la nicotine modifie la fonction et la structure de la barrière hémato-encéphalique.

  • Chez la femme

Le risque de grossesse extra-utérine est augmenté chez la femme fumeuse ainsi que le risque de fausse-couche spontanée. Chez la femme fumeuse, il est multiplié par 1,5 à 3 de façon dose dépendante. Egalement le risque de prématurité est augmenté chez la femme fumeuse, en particulier du fait d'une rupture prématurée des membranes. 

  • Chez le fœtus

Le premier risque est celui d'une augmentation du retard de croissance intra-utérin (RCIU), mais également la mort fœtale in utero (MFIU). 11% des MFIU tardives serait imputables au tabac en raison des complications placentaires et du risque de croissance intra-utérin.

Enfin, le tabac diminue la fréquence du rythme respiratoire fœtal et les mouvements fœtaux.

L’alcool

La consommation excessive d'alcool est un facteur majeur de risque pour les maladies psychophysiologiques, les inflammations et la sensibilité aux infections bactériennes. De plus, la consommation chronique d'alcool endommage la barrière hémato-encéphalique, ce qui est considéré comme un facteur important pour l'amorce de maladies neurodégénératives. Sa consommation pendant la grossesse a un impact significatif lors d’une grossesse mais également avant une grossesse.

Chez l’homme

Sa consommation diminue de 50% les chances de procréation. Il faut attendre jusqu’à 3 mois pour un cycle complet de spermatogénèse après une soirée arrosée.

  • Chez la femme

La consommation d’alcool pendant une grossesse augmente le risque de fausse-couche.

Pour le couple

La consommation d’alcool réduit le succès des FIV (Fécondation In Vitro). Le parcours PMA (Procréation Médicalement Assisté) est plus au moins difficile en fonction des situations de chacun. Il est important de mettre toutes les chances de votre côté pour une réussite rapide de votre projet de grossesse. Alors on s’abstient de boire de l’alcool, tout en sachant qu’il faudra 3 mois pour permettre au corps de retrouver toutes ses aptitudes après une soirée arrosée.

  • Pour le fœtus

La consommation d’alcool pendant la grossesse peut entraîner un retard de croissance, des malformations cranio-faciales et des déficiences mentale et motrice. Le SAF (syndrome d'alcoolisme fœtal) est l'une des principales causes de malformations congénitales évitables en Occident.

Les ondes-électromagnétiques

Si non connaissons les effets des rayonnements électromagnétiques à haute densité d’énergie sur la nourriture, les effets à rayonnement d’énergie bien inférieure comme les téléphones portables sont sujets à controverse. Les effets que ces ondes provoquent sur la barrière hémato-encéphaliques sont encore incertains cependant une étude de 2008 a clairement montré un endommagement des neurones après 28 jours de récupération suite à une exposition de 2 heures à un GSM chez des rats. (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18821198/)

Aussi, à haute densité d'énergie du rayonnement électromagnétique, on observe un échauffement significatif du tissu corporel. Dans le crâne, ce réchauffement pourrait influencer la barrière hémato-encéphalique et la rendre plus perméable.

J’en appelle donc à la prudence lorsque mesdames vous utilisez votre téléphone posé sur votre ventre pour passer le temps. D’une part en rapport aux ondes qui sont dégagées, et d’autre part en rapport avec la chaleur émise.

Les amalgames dentaires et les métaux lourds

L’amalgame dentaire (couramment appelé « plombage ») est un matériau utilisé dans le monde entier depuis le début du XXIe siècle pour traiter les caries. Il est composé d’environ 50% de poudre d’alliage métallique (argent, étain, cuivre) et de 50% de mercure.

Si le mercure dont est composé l’amalgame est censé être stable, la libération de mercure est proportionnelle au nombre d’amalgames en bouche. Elle peut survenir lors de la condensation, du polissage, de la pose et de l’usure des amalgames.

Le mercure alors libéré passe dans le sang (à 80 %) puis s’accumule dans le placenta tout au long de la grossesse. Il perturbe les sécrétions d’hormones et d’enzymes, diminue le passage de nutriments (glucose et acides aminés) et de dioxygène vers le sang fœtal donc risque de freiner la croissance du fœtus.

Après la naissance, le mercure, puissant neurotoxique, est redistribué dans l’organisme du nourrisson et s’accumule dans différents compartiments du cerveau en développement, notamment dans l’hippocampe (siège de l’apprentissage et de la mémoire), le cortex cérébral, le cervelet (responsable de la coordination des mouvements) et la rétine. Ainsi la partie corticale du cerveau d’un jeune enfant, constituée de substance grise, contient d’autant plus de mercure que sa mère a plus d’amalgames. La concentration en mercure du lait est étroitement corrélée au nombre d’amalgames maternels.

 (Voir la formation professionnelle en Naturo-pédiatrie de N. Casanova chez Sanavie).

Le Bisphénol A

Le BPA est un perturbateur endocrinien présent dans les plastiques alimentaires (bombonnes d’eau, boîtes de conserves, canettes, biberons, etc) ou non alimentaires (DVD, verres de lunettes, prises et interrupteurs électriques, papiers thermiques, etc). Le BPA est un œstrogène-mimétique, c’est-à-dire qu’il a la capacité de se fixer aux récepteurs alpha et béta des œstrogènes.

La principale source d’exposition au BPA est son ingestion, du fait de la migration du BPA de contenants en polycarbonate ou résines époxydes vers leurs contenus alimentaires. Et la principale cause de controverse concernant le BPA est liée à son effet perturbateur endocrinien et ses effets sur la reproduction. En effet, les études réalisées n’ont pas montrées de risque de cancer lié à l’injection de BPA.

Cependant, dans son rapport de juin 2010, l’Ineris préconise de considérer les femmes enceintes et allaitantes, les fœtus, et les nouveau-nés et jeunes enfants comme des populations potentiellement sensibles vis-à-vis des propriétés perturbatrices endocriniennes du BPA (Ineris, 2010)

En France, la loi concernant l’interdiction de l’utilisation du bisphénol A dans les contenants alimentaires a été votée au Sénat en 2e lecture en décembre 2012 : celle-ci est effective depuis le 1er janvier 2013 pour les produits destinés aux enfants de moins de 3 ans, et depuis le 1er janvier 2015 pour les autres produits. 

Les phtalates, le téflon, l’aluminium, les produits ménagers, les cosmétiques, les aliments… La liste est encore longue concernant les produits potentiellement nuisibles à une bonne fertilité et à une bonne conception. Pour une grossesse sereine, c’est 6 mois avant la concrétisation d’une grossesse qu’il est le plus conseillé d’agir en prévention.

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