Fibromyalgie

« On est toujours étonné de constater à quel point l’état de nombreux patients, atteints d’affection chronique, s’améliore du simple fait du rétablissement de la fonction intestinale. »

R. INDERST, K. RANSBERGER et K. MAEHDER.


Données générales

La fibromyalgie est une maladie assez fréquente qui handicape beaucoup de personnes. Elle est également le prototype des états considérés comme inexplicables, incurables. Cette maladie a longtemps été ignorée, niée par l’immense majorité des médecins. Pourtant, les plaintes des patientes et patients sont souvent importantes. Cependant, ce qui perturbe grandement les médecins, c’est un tableau clinique et biologique souvent normal. La médecine classique classe alors souvent cette patientèle comme hypocondriaque. L’existence de la fibromyalgie est très récente, puisqu’en août 1992 la Déclaration de Copenhague la reconnaissait enfin.

Cette maladie concerne 25 % des consultations dans le service de rhumatologie et elle touche souvent les personnes entre 20 et 40 ans, ce qui fait de cette maladie un vrai fléau social. La symptomatologie est très riche. Le trio de choc : douleurs, fatigue, troubles du sommeil. De plus, d’autres manifestations plus inconstantes sont observées (maux de tête, fourmillements des mains, nervosisme, côlon irritable, règles douloureuses, sensibilité exagérée au froid, dérouillage articulaire matinal, syndrome des jambes sans repos, crampes des mollets…)


Une sensibilité exagérée à la palpation de certains points

Il a été admis depuis les années 90, que certains points sont particulièrement douloureux. Cette sensibilité se retrouve sur 18 points situés sur certains muscles et sur certains tendons. On observe que si 11 de ces points sont nettement sensibles, le diagnostic de la fibromyalgie peut alors être posé.

De plus, les performances musculaires sont altérées et on a constaté que la force musculaire est abaissée, la résistance musculaire à la fatigue est diminuée, l’endurance musculaire est également diminuée.

Mise à part l’observation de ces éléments, le bilan biologique est normal. Cependant, après un examen plus pointu, nous pouvons observer des anomalies métaboliques, comme une perturbation du métabolisme de la thiamine (vitamine B1), une anomalie de la glycolyse, un déficit modéré en magnésium, un déficit en ATP, une baisse de la capacité oxydative totale, diminution de la phosphocréatine, diminution de l’oxyde nitrique plasmatique,… Bref, ceci permet une hypothèse fonctionnelle.


Le parcours du combattant pour la reconnaissance

Certains médecins refusent encore de poser un diagnostic en faveur d’une fibromyalgie. Et encore trop de patients sont considérés comme hypocondriaques. La conséquence est telle qu’une thérapeutique inadaptée leur est proposée. Nous savons maintenant que les antidépresseurs, les corticoïdes ou les AINS sont délétères en plus d’être peu ou pas efficaces.

Le mécanisme de la fibromyalgie

Les causes sont encore inconnues et des hypothèses ont été posées :

· Une origine inflammatoire, mais le bilan biologique est normal

· Une origine sensorielle, or la douleur est bien réelle, ce qui a été prouvé par ponction du liquide céphalo-rachidien.

· Une origine centrale, avec une théorie selon laquelle les troubles du sommeil et le manque de récupération nocturne sont responsables de la fatigue et des troubles métaboliques au niveau des muscles et des tendons, ce qui génère des douleurs. De plus on note que le stress favorise les poussées fibromyalgiques.


La thérapeutique actuelle

Les traitements médicamenteux actuels sont en lien avec les hypothèses de causes :

· Les AINS, pour corréler à la théorie inflammatoire. Le résultat est non concluant.

· Les antalgiques pour aller dans le sens de la théorie sensorielle. Les bénéfices sont très faibles voir nuls.

· Selon la théorie centrale ce sont les antidépresseurs qui sont conseillés. Quelques effets favorables sont observés mais sont souvent limités.

A ce jour aucun médicament ne peut guérir une fibromyalgie.

Cependant en 1996 Eisenger a cherché à corriger les anomalies métaboliques en conseillant de la micro nutrition adaptée. Cela a amélioré les symptômes, mais encore une fois cela ne guérit pas la maladie.


Une nouvelle conception de la fibromyalgie

Au terme de nombreuses données cliniques et biologiques, le docteur Seignalet expose une théorie pathogénique pour la fibromyalgie.

L’encrassage progressif des cellules musculaires, tendineuses et cérébrales par des molécules bactériennes et alimentaires en provenance de l’intestin grêle serait la cause de cette maladie et générerait la douleur et les troubles d’origine centrale.

L’alimentation moderne provoque un excès de macro molécules alimentaires et un excès de macro molécules bactériennes par défaut enzymatique du système digestif. Ceci provoque une hyper perméabilité de la muqueuse du grêle avec un passage dans le sang de macro molécules.

Ces macro molécules se déposent dans les muscles, les tendons, et le cerveau avec comme conséquence leur dysfonctionnement. Les myocytes et les tendinocytes deviennent douloureuses, ce qui provoque des douleurs musculaires, tendineuses, des intolérances aux efforts, des crampes, un dérouillage matinal.

Aussi, l’encrassage des neurones et des astrocytes provoque un dysfonctionnement et génère de la fatigue, des troubles du sommeil, des maux de tête, du nervosisme et une tendance dépressive.

Pour finir, l’épuration des molécules nocives à travers certains émonctoires provoque une colopathie fonctionnelle et une vessie irritable.

Pour plus de détails sur la théorie de l’encrassage, je vous invite à consulter l’article dédié : La théorie de l’encrassage cellulaire.


Les résultats obtenus par le régime hypotoxique

Voici le résultat des études cliniques non publiées réalisées par le Dr Seignalet :

Le Dr Seignalet a étudié les effets de cette alimentation sur 80 malades représentés par 72 femmes et 8 hommes. Le recul observé est variable de 1 an à 10 ans et en voici les résultats :

- 58 succès francs, avec disparition de tous les signes de fibromyalgie dont des rémissions complètes.

- 10 améliorations nettes avec un gain de 75 % des symptômes environ

- 4 améliorations partielles avec un gain de 50 % des symptômes environ

- 8 échecs.

Pour conclure, les effets bénéfiques observés se font sur 90% des malades contre 10% d’échecs. Rappelons qu’à ce jour nous enregistrons 100% d’échecs avec les médicaments conventionnels. Les récents traitements par cryothérapies pouvant cependant améliorer ce score. L’observation favorable se fait au bout de quelques semaines à quelques mois, tout dépend du niveau d’encrassement de l’organisme, dans un délai allant de trois mois à deux ans, à un seuil d’amélioration ou de succès total.

Sachez toutefois que nous parlons ici de rémission. En effet, la menace demeure. En cas d’entorse au régime, des symptômes plus ou moins importants se font sentir. En cas d’abandon de ce régime, la rechute est presque systématiquement observée. Heureusement, la reprise du régime hypotoxique permet de nouveau de rentrer en rémission.

En pratique, continuer à appliquer cette alimentation saine pendant toute sa vie, permet d’aborder le vieillissement en meilleure santé.

Une question concernant cette maladie et son fonctionnement ? Je vous invite à me laisser un commentaire à cet article.

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