Le régime Seignalet



Qui est le docteur Seignalet ?


Jean Seignalet est docteur en médecine, ancien interne des hôpitaux de Montpellier et maître de conférences à la faculté de médecine de Montpellier. Il est également praticien hospitalier. Il a dirigé pendant 30 ans le laboratoire d’histocompatibilité de Montpellier. Il était un pionnier des greffes d’organes et de tissus, en particulier des transplantations rénales. Il a développé des examens biologiques qui aident au diagnostic et à la prévention de certaines maladies. Ce médecin est auteur et exerce ses activités aussi bien dans le domaine de la biologie que dans celui de la clinique.


Ce médecin surprend par sa capacité à développer une médecine intégrant la nutrition.

Ainsi entre 1983 et 1988 ce sont précisés dans son esprit quatre arguments principaux qui l’ont orienté vers cette voie :


1. Sa conviction extrême de l’importance de la nutrition


Cette conviction était déjà celle d’Hippocrate qui lui-même plaide en faveur d’une nourriture saine. À l’heure actuelle, la diététique tient un rôle insuffisant en thérapeutique. Elle se restreint à des indications limitées qui sont souvent relativement simplistes. Avec des indications comme la réduction de sel dans l’hypertension artérielle et l’insuffisance cardiaque, la réduction des protéines dans l’insuffisance rénale chronique, la réduction des glucides dans le diabète sucré, la réduction des lipides dans l’hypercholestérolémie et la réduction des calories dans l’obésité. Ces diverses mesures visent à traiter des symptômes, autrement dit des conséquences de la maladie et non les causes. La conception actuelle de la diététique est surtout fondée sur le nombre de calories et sur l’équilibre glucides/lipides/protides. Ceci est insuffisant et la vision quantitative de la nutrition doit être remplacée par une vision qualitative.


2. Les travaux de quelques précurseurs.


Il existe aujourd’hui de nombreuses variétés de régimes alimentaires. Les différents chercheurs qui ont mis au point ces alimentations, ces régimes, vantent les grandes vertus de la diététique et avancent des résultats parfois très contestables. Les raisons scientifiques présentées pour adopter telle ou telle mode nutritionnelle ne semblent pas fondées.

Cependant, parmi tous ces chercheurs certains sortent du lot et sont de vrais précurseurs.

Il faudra s’intéresser aux travaux d’Édouard Bach, du docteur Paul Carton, du Docteur Kousmine, du docteur Bürger, et du docteur Fradin.


3. Les irritants mystères de la médecine


Le docteur Seignalet signale qu’avant 1940 quelques médicaments ont été recensés vraiment utiles comme l’aspirine, l’héparine, l’insuline et la digitaline. Depuis cette époque ont été faites de nombreuses découvertes. Les examens biologiques se sont multipliés, l’imagerie médicale s’est considérablement diversifiée, les greffes d’organes et de tissus sont devenus banales, et l’arsenal médicamenteux s’est considérablement étoffé avec les antibiotiques, les corticoïdes, les immunosuppresseurs, les anti-inflammatoires…, la biologie moléculaire localise les gènes et détermine leur structure.


La réalité est nettement moins brillante. Effectivement la durée moyenne de la vie a augmenté chez les occidentaux et pourtant, si aujourd’hui on compte beaucoup plus de vieillards, ils sont pour la plupart en mauvaise santé.


La cause majeure de cette situation est notre méconnaissance de la pathogénie de nombreuses maladies. C’est-à-dire du mécanisme du développement de ces maladies. Nous ne savons pas prévenir ces maladies quand elles sont déclarées. Les thérapeutiques sont inefficaces ou insuffisamment efficaces. L’idéal serait de s’attaquer aux causes, ce qui serait très bénéfique, alors que nous soignons actuellement seulement les conséquences avec des résultats inconstants ou limités.


Comment se fait-il, qu’avec les importants progrès réalisés dans de nombreuses sciences, que nous soyons encore incapables d’élucider le mécanisme de tant de maladies ?


Une réponse plausible serait la suivante : la complexité croissante de la médecine a conduit la plupart des cliniciens et des chercheurs de haut niveau à une spécialisation de plus en plus étroite. Dès lors ils ne connaissent que quelques facettes d’un état physiologique et non les autres. Cette vision partielle leur interdit d’aboutir à une conception globale du problème.


4. Une double culture, médicale et biologique


Le docteur Seignalet, loin d’être omniscient, a l’avantage d’avoir acquis une culture relativement étendue puisqu’il a travaillé dans deux domaines différents : la médecine et la biologie. Il s’est consacré en particulier à l’immunologie et à la génétique, tout en conservant quelques activités cliniques. Aujourd’hui cette double culture est inenvisageable. En effet, les étudiants en médecine doivent choisir entre la clinique et la biologie, avec l’impossibilité de réaliser ce type de parcours.


Le docteur Seignalet a donc l’avantage d’avoir pu mettre en place des études cliniques et ses analyses ont conduit à distinguer trois variétés de mécanismes :

  • La pathologie auto-immune

  • La pathologie d’encrassage

  • La pathologie d’élimination.

C’est la philosophie de ses travaux que nous allons voir maintenant.


Pourquoi faire le régime dit Seignalet ?


Au cours des âges, nous pouvons distinguer de grandes modifications dans notre alimentation. Si l’on récapitule de la période préhistorique à la période moderne, en passant par le néolithique, nous pouvons observer 6 différences majeures :

  1. la consommation de céréales domestiques

  2. la consommation de laits animaux et de leurs dérivés

  3. la cuisson de nombreuses substances

  4. la préparation des huiles

  5. la pollution alimentaire

  6. Le risque de carence en vitamines et en minéraux

Le docteur Seignalet a envisagé successivement ces 6 problèmes et en a tiré des conclusions cliniques.


Pendant des millions d’années, les hommes ont consommé de la nourriture naturelle, similaire à celle des animaux sauvages. D’après les lois de Darwin, les enzymes et les mucines digestives, les enzymes cellulaires étaient adaptées aux différentes substances ingérées.


L’alimentation moderne est riche en macro molécules nouvelles, pour lesquelles les enzymes et les mucines ne sont souvent pas adaptées. La spécificité des enzymes est identique à celle d’une clé qui entre dans une seule cellule. Ceci fait en sorte que dorénavant, souvent elles sont incapables de métaboliser correctement beaucoup de ces molécules nouvelles.


Nous pouvons distinguer deux types de situations :

  • Pour certaines molécules, des enzymes nouvelles seront créées par mutation génétique, et seront un jour adaptées. Mais il faut souvent plusieurs milliers d’années pour y arriver.

  • Pour d’autres molécules, trop éloignées des molécules naturelles, il est vain d’espérer disposer un jour d’enzymes convenables. Le docteur Seignalet pense particulièrement à certains isomères générés par la cuisson.

Aujourd’hui on assiste à une véritable mondialisation du mode nutritionnel qui aggrave ces inadaptations. Ce qui explique peut-être que certaines maladies exceptionnelles du XIXe siècle soient devenues fréquentes au XXe siècle, par exemple les allergies et la maladie de Crohn.


Il est erroné de croire que l’organisme humain est capable d’assimiler sans danger n’importe quelle variété de nourriture. L’adaptation sera très longue dans certains cas, voire impossible dans d’autres. Il est donc logique de revenir à une nutrition originelle, la seule convenable pour nos enzymes et nos mucines.


En quoi consiste cette alimentation ?


Les bases de cette alimentation, d’après le docteur Seignalet, a pour objectif d’exclure tous les aliments dangereux introduits depuis le début de la civilisation. Ils correspondent à ceux qui ne sont jamais consommés par les animaux sauvages. Les principales directives de sa méthode sont les suivantes :

Exclusion des laits animaux de toutes origines et de leurs dérivés.

  1. Exclusion des céréales mutées, essentiellement le blé et le maïs alors que le riz reste autorisé.

  2. Exclusion des produits cuits à température trop élevée c’est-à-dire au-dessus de 110°.

  3. Exclusion des huiles raffinées remplacées par des huiles vierges consommées crues.

  4. Limitation des produits pollués en préférant les aliments biologiques.

Cette alimentation est indifféremment nommée comme ancestrale, hypotoxique ou de type originel.


Quels en sont les bénéfices ?


Les bénéfices majeurs de cette alimentation sont de réguler la réponse immunitaire de l’organisme, les réactions inflammatoires, d’améliorer la tolérance et l’auto-immunité. Le docteur Seignalet a recensé 112 maladies étant améliorées par l’alimentation qu’il propose.

Pour plus de détails, je vous invite à lire son ouvrage préfacé par le professeur Henri Joyeux : L’alimentation ou la troisième médecine.

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